Retrouvez l’interview de Jodie Soret en cliquant ici.

 

L’amélioration de la qualité de l’air est l’enjeu majeur des années à venir. En plus des effets dramatiques sur la nature, on détecte aujourd’hui des effets tout aussi néfastes sur la santé, notamment des enfants. Asthme, troubles respiratoires et allergies en tous genre étaient déjà des symptômes que l’on reliait à la pollution il y a quelques années. Aujourd’hui, on sait que la pollution provoque également du diabète, de l’obésité mais aussi certains troubles psychologiques, comme l’énonce Jodie Soret, chargée du rapport sur les effets de la pollution de l’air sur les enfants pour Unicef.

COMMENT AGIR ?

A l’échelle nationale, cette dernière souhaiterait (comme beaucoup d’activistes à propos de ce sujet) une prise de conscience du gouvernement à la hauteur de celle prise par les associations pour le climat. Des mesures fortes doivent être prises pour éveiller les consciences, pour essayer d’adapter les modes de consommation, la gestion de ses déchets, où dans ce cas présent, les moyens de se déplacer.

Jodie souhaiterait que des décisions très fortes soient énoncées pour pouvoir initier un changement des habitudes quotidiennes, notamment pour les utilisateurs réguliers de voiture dans les villes. Le trafic routier représente aujourd’hui 25% des émissions de PM10, et le restreindre en ville dans un contexte qui ne lui est pas favorable (où il est très polluant car il se concentre sur des petits trajets, et où les arrêts et les démarrages sont fréquents), pourrait provoquer une évolution nette de la qualité de l’air.

A titre plus personnel, il est également important que les paroles et les promesses de chacun deviennent des actes.

L’enjeu est tel que de plus en plus de personnes, notamment des jeunes, se sont sentis beaucoup plus concernés ces derniers temps, sans réellement savoir comment agir. Au niveau des transports et comme l’évoque Jodie Soret, il est relativement simple pour un citoyen lambda de renoncer à l’utilisation de sa voiture et de privilégier les transports en commun.

C’est plus dans les petits gestes du quotidien qu’il faut se réveiller. A la maison, en déplacement, au bureau ou en soirée, il existe bon nombre de petites habitudes à prendre pour consommer plus sainement, notamment dans le choix des produits et de leurs emballages (cf : notre tutoriel pour devenir écolo au travail). Il est donc important qu’une nouvelle ère s’installe dans chaque génération pour que les promesses de changement que nous entendons chaque jour se réalisent assez vite pour faire face à l’urgence.